L’exposition Ars Fennica de cette année à Kiasma, en Finlande, a un peu de tout. Cinq artistes très différents y participent. L’art vous fera fantasmer, méditer ou aiguiser votre attention.

Lap-See Lam suédois est une candidate très sérieuse pour le prix. Elle a créé un conte de fées pour quatre murs et un sol, dans lequel des enfants sont capturés par un terrible monstre sous-marin qui les force à nourrir sa faim avec des enfants. Elle emprunte une partie de son imagerie au théâtre de marionnettes chinois, mais crée en réalité un monde qui lui est propre.

Emilija Škarnolyté, de Lituanie, a réalisé une œuvre vidéo sur sa grand-mère qui a perdu la vue lors de l’accident de Tchernobyl, mais c’est comme si cette œuvre voulait en dire un peu trop et ne parvenait pas à en dire assez sur sa grand-mère, sur l’art ou sur le temps.

Camille Norment, née aux États-Unis est basée à Oslo et a déjà représenté la Norvège à la Biennale de Venise. Elle travaille sur le son et en particulier sur la façon dont le son vibre – et nous relie entre nous. Dans cette installation, elle a créé un puzzle de bancs en bois, en forme de fractales, mais qui semble difficile à résoudre. Mais si nous chantons ensemble, ce sera peut-être un début, semble-t-elle suggérer.

Tuomas A Laitinen travaille souvent à réunir la nature et l’art, et dans son installation divertissante, nous nous trouvons à l’intérieur d’une créature qui est à la fois homme et ours, et qui observe activement le public dans la salle.

Henni Alftan a peint une vitre avec des étoiles et un rideau peint avec des étoiles stylisées devant lui. Sa façon de peindre ralentit mon attention. Elle parvient à faire de la couleur un outil permettant d’explorer réellement la manière dont nous regardons quelque chose. Les différentes œuvres d’Henni Alftan me rendent plus concentrée qu’à tout autre moment de l’exposition, parce qu’elles absorbent mon intérêt au lieu de le disperser entre différentes voix, images et histoires.

Ils pourraient gagner Ars Fennica 2023