La coureuse s’est battue contre les règles qui l’obligeaient, ainsi que d’autres athlètes féminines, à utiliser des médicaments pour abaisser leur taux d’hormones afin de pouvoir participer à des compétitions sur certaines distances.

Mardi, Semenya a gagné en appel contre les règles de testostérone de l’athlétisme, estimant qu’elle avait été victime de discrimination. Le tribunal a statué en faveur de Semenya par une majorité de 4 juges sur 3.

La CEDH a estimé que Semenya n’avait pas bénéficié d’un « recours effectif » contre la discrimination.

Cette nouvelle décision pourrait obliger la Cour d’arbitrage du sport (Cas) à reconsidérer les règles qui obligent Semenya et d’autres athlètes féminines à réduire artificiellement leur taux de testostérone naturellement élevé pour pouvoir participer à des championnats tels que les Jeux olympiques et la Coupe du monde, selon l’agence de presse AP.

Semenya a remporté l’or olympique sur 800 mètres à Londres en 2012 et à Rio de Janeiro en 2016. Elle a depuis concouru sur 200, 5 000 et 10 000 mètres, mais sans le même succès.