Un long hiver a finalement cédé la place à la lumière du printemps. L’inflation en Suède, qui a atteint un taux à deux chiffres pour la première fois depuis une génération, ralentit maintenant.

Le taux d’inflation est tombé à 10,6 % en mars, contre 12 % en février pour l’indice des prix à la consommation (IPC).

L’inflation devrait baisser

L'inflation devrait baisser

Source : Macrobond, Nordea

Le CPIF est la mesure que vise la Riksbank. Il inclut tous les prix à la consommation à l’exception des augmentations des dépenses d’intérêt des ménages. Ce chiffre est également passé de 9,4 % à 8 % le mois dernier.

Tout cela est également prévu. Il existe des raisons techniques pour lesquelles les chiffres de l’inflation continueront à se normaliser au printemps. En effet, les statistiques sont un rétroviseur. Les prix d’aujourd’hui sont comparés aux prix d’il y a un an, et le chiffre de l’inflation résume ce qui s’est passé entre-temps.

De nombreux biens sont devenus rapidement après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février dernier. Mais aujourd’hui, les hausses de prix les plus extrêmes disparaissent des statistiques. Les prix des carburants, par exemple, restent élevés mais ont baissé de 8 % par rapport au mois de mars de l’année dernière.

Il en va de même pour l’électricité. Elle tire l’inflation vers le bas.

Mais la tendance habituelle n’est pas à la baisse des prix, mais à une augmentation plus normale des prix. Par exemple, les meubles et les articles ménagers sont devenus nettement plus chers l’année dernière. Depuis le début de l’année, les prix sont restés pratiquement inchangés.

Des hausses de prix modérées sur un large front

Le graphique montre la contribution à l’inflation globale par catégorie de biens et services.

Des hausses de prix modérées sur un large front

Source : Statistiques Suède. Graphique : DN.

Les prix des denrées alimentaires ont augmenté difficiles à gérer. Ils continuent d’augmenter, malgré les baisses de prix promises par plusieurs chaînes alimentaires le mois dernier.

Dans le même temps, certains postes de dépenses importants, comme les loyers, sont à la traîne. Les augmentations de loyer déjà convenues sont progressivement répercutées sur les résidents. Elles toucheront les ménages – et les statistiques d’inflation – dans les mois à venir.

Mais le choc des prix commence s’estompe néanmoins. En résumé, deux éléments indiquent que la Riksbank relèvera néanmoins son taux directeur dans le courant du mois d’avril. Le plus probable est qu’elle le portera de 3 % à 3,5 %.

La première raison est que l’inflation reste extrêmement élevée. Dans l’ensemble, les prix ont augmenté plus que de raison au cours des derniers mois.

La deuxième raison est que le ralentissement de l’inflation est largement conforme aux prévisions de la Riksbank. La question n’est pas de savoir si nous allons nous éloigner des hausses de prix à deux chiffres – nous le ferons – mais quand l’inflation se rapprochera de l’objectif de 2 %.

Le chemin vers cet objectif a commencé, mais il est long et incertain. De nouvelles augmentations des taux d’intérêt sont un moyen pour la Riksbank de s’assurer que nous atteindrons ce point.