Depuis 2016, Camilla Gervide dirige « Blogwatch », où elle passe les influenceurs au crible. Elle a notamment révélé qu’Isabella Löwengrip avait exagéré ses statistiques de fréquentation et a lancé un débat sur les troubles alimentaires dans l’industrie des influenceurs.

Camilla Gervide estime que les médias traditionnels ne prennent pas suffisamment au sérieux les profils des médias sociaux.

– Ils se contentent d’écrire sur les influenceurs dans les pages consacrées au divertissement, et je pense que c’est un peu une insulte à l’industrie.

Selon Mme Gervide, ils font partie des personnes les plus puissantes au monde aujourd’hui.

– Tant qu’ils influencent le maquillage ou les vêtements que nous achetons, cela peut sembler innocent. Mais que se passe-t-il le jour où un influenceur tente d’influencer la politique d’un parti ?

Actualité avec un nouveau livre

« Qui sommes-nous pour suivre servilement un monde que nous aimons détester ? Et quelle est notre responsabilité ? s’interroge Camilla Gervide dans son nouveau livre « They call us influencers ».

– J’essaie d’adopter une approche holistique de l’industrie et d’écrire à son sujet, comme une petite correspondante d’influence.

La haine en ligne dans les champs de commentaires

Camilla Gervide a été critiquée pour la section des commentaires de son blog, qui est devenue un forum de haine en ligne.

En 2021, elle a partagé une photo de Jannike « Bisse » Nordström, qui venait d’accoucher, et a félicité le nouveau membre de la famille. Cependant, les commentaires se sont plutôt concentrés sur les faux cils de la nouvelle maman.

Après cet incident, Camilla Gervide et son éditeur responsable de Nyheter24 ont décidé de prendre des mesures.

– J’ai pris en compte cette critique et j’en ai discuté avec mon rédacteur en chef. Nous essayons d’arrêter ces commentaires avant même qu’ils n’atteignent la section des commentaires.

Vous considérez-vous comme un influenceur ?

Oui, bien sûr, je suis aussi une influenceuse. J’ai la portée et le pouvoir d’influencer », déclare Camilla Gervide.