En janvier 2022 Microsoft a annoncé qu’il envisage d’acquérir le studio de jeux Activision Blizzard. Cette acquisition d’une ampleur historique est estimée à 69 milliards de dollars, soit un peu plus de 700 milliards de couronnes suédoises.

Mais l’opération a suscité des critiques de la part des autorités de la concurrence et des joueurs.

Moins de concurrence

Microsoft, qui possède la console de jeu Xbox, craint d’obtenir les droits exclusifs sur les titres de jeux populaires d’Activision Blizzard tels que « Call of duty », « World of warcraft » et « Candy crush ». Cela pourrait rendre ces jeux plus difficiles d’accès pour ceux qui jouent sur un PC ou une Playstation de Sony, par exemple.

L’autorité américaine du commerce, la FTC, s’est opposée à l’accord. Elle estime qu’il pourrait fausser la concurrence et conférer à Microsoft une position trop dominante sur le marché des jeux. Les autorités de la concurrence de l’Union européenne et du Royaume-Uni ont également souhaité, dans un premier temps, mettre un terme à l’opération.

– Il y aura moins de concurrence, les prix augmenteront et la qualité des jeux pourrait se détériorer. Les sociétés de jeux vidéo sont de plus en plus grandes, et beaucoup de gens disent que cela peut étouffer la créativité. Ces grands dragons ont tendance à jouer la carte de la sécurité », explique Fredrik Eriksson, rédacteur en chef du site de jeux FZ, dans Morgonstudion.

Dans le même temps, certains pensent que l’achat de Blizzard par Microsoft pourrait être bénéfique pour la concurrence.

– On parle généralement des trois grands géants que sont Microsoft, Sony Playstation et Nintendo. Microsoft occupe désormais la troisième place. Lorsqu’ils achètent ce produit, beaucoup pensent qu’il peut favoriser la concurrence.

La Commission européenne approuve

L’annonce selon laquelle Microsoft autorisera Sony à conserver la vache à lait de Blizzard, le jeu vidéo « Call of Duty » sur la PlayStation, peut être considérée comme un signe de compromis et comme la finalisation de l’accord, selon un rapport de la Commission européenne. post sur FZ.

La Commission européenne a également donné son feu vert à l’achat. Il ne reste plus que l’Autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA), qui s’est déclarée prête à examiner les ajustements à apporter au plan d’entreprise.

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Dans ce clip, Elisabeth Bergqvist, journaliste spécialisée dans les jeux vidéo, répond à trois questions sur les critiques formulées à l’encontre de l’appel d’offres. Photo : SVT, TT