Anette Novak déclare dans un entretien téléphonique avec Kulturnyheterna qu’elle a été informée par Gunilla von Platen, présidente de l’Institut suédois du film, à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration qui s’est tenue lundi.

Avez-vous été prévenue ?

– Non, pas d’avertissement et pas vraiment d’explication très détaillée non plus, juste une déclaration très brève selon laquelle le conseil d’administration n’avait plus confiance en moi et m’avait demandé de signer une lettre de démission.

« Une question de leadership

Dans une déclaration à TT mardi, Gunilla von Platen affirme que la décision de licencier Anette Novak a été prise à l’unanimité par le conseil d’administration et qu’elle s’est développée sur une longue période de temps. Elle ajoute que ce licenciement est « entièrement une question de leadership ».

Qu’en pensez-vous ?

– C’est à elle de décider. Si vous vous intéressez à l’état de mon leadership, je n’ai rien à cacher, l’Institut du film évalue régulièrement le leadership et il est tout à fait possible d’y participer, a déclaré Anette Novak à Kulturnyheterna.

Critiquée pour son manque d’expérience cinématographique

Anette Novak est journaliste et directrice du Conseil suédois des médias, mais n’a pas travaillé dans l’industrie cinématographique. Cela lui a valu des critiques, notamment de la part d’Helena Lindblad, rédactrice en chef du cinéma au Dagens Nyheter.

Elle qualifie ce licenciement d' »extrêmement surprenant », mais précise que cette annonce intervient à un moment où le cinéma suédois est confronté à une crise d’audience.

– Je pense que c’était une véritable erreur de choisir une personne comme Anette Novak, qui ne connaît rien au cinéma. Ce sera une longue ligne de départ que le cinéma suédois ne peut pas se permettre en ce moment.

Mais selon Anette Novak, le fait qu’elle ne soit pas issue de l’industrie cinématographique faisait partie du profil recherché par le conseil d’administration lorsqu’il a pourvu le poste.

– C’est une question pertinente à débattre, mais la connaissance du cinéma n’a jamais été un critère. Au contraire, le conseil d’administration souhaitait un dirigeant neutre, qui ne pouvait être soupçonné de favoriser ou de défavoriser un secteur particulier de l’industrie, ce qui peut évidemment arriver si vous en êtes issu.