
Le débat sur la tricherie à l’aide de l’IA est révélateur de la manière dont nous tâtonnons aujourd’hui sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. Comme s’il n’était pas possible de tricher aux examens à domicile auparavant. Les nouvelles technologies ne font que mettre en évidence un vieux problème.
Les élèves qui prennent le raccourci de l’IA pour obtenir de meilleures notes se tirent une balle dans le pied. Ou, comme le fait remarquer avec perspicacité un lycéen dans l’épisode « Superläraren » de la série « Generation AI » de SVT : « Lorsque vous arriverez sur le marché du travail, cela se retournera contre vous ! ».
Oui, si vous n’avez aucune connaissance, vous n’êtes qu’une coquille vide. Aucune chance face à une IA. Vous ne pourrez jamais remettre en question ses réponses et avoir un dialogue fructueux avec elle. Travailler avec un chatbot est une compétence en soi, qui nécessite des compétences de votre part.
Cette tricherie stupide doit cesser.
Ce que nous devons apprendre, à l’école comme au travail, c’est à tricher intelligemment.
Un enseignant peut utiliser l’IA pour personnaliser son enseignement, un médecin peut rédiger des notes médicales dix fois plus rapidement, un journaliste d’investigation peut trouver le signal dans le bruit des données.
C’est le premier niveau de la tricherie intelligente : un outil pour travailler plus vite.
Un étudiant peut utiliser l’IA pour comprendre comment résoudre ses devoirs de mathématiques, un médecin pour détecter un cancer du sein à un stade plus précoce, un journaliste pour une couverture plus approfondie du monde.
C’est le deuxième niveau de tricherie : un outil pour mieux travailler.
Les emplois ne disparaissent pas, ils changent
Si nous utilisons l’IA uniquement pour travailler plus vite, il y aura moins d’emplois, à moins que l’augmentation de la productivité ne se traduise par des journées de travail plus courtes.
Si nous utilisons l’IA principalement pour mieux travailler, davantage de valeur est créée et le jeu à somme nulle est moins important. Les emplois changent plus qu’ils ne disparaissent.
Pendant le tournage de « Generation AI », j’ai testé moi-même ce que l’IA peut faire dans mon travail. Dans la vidéo, vous rencontrerez mon robot d’information « AI-lex ». Il ne me remplacera pas, mais il a un grand potentiel pour me compléter.
La période de test est terminée, mais j’ai du mal à me séparer de mon jumeau numérique. Il m’aide à « tricher intelligemment ».
Une IA ne prendra pas mon travail. C’est moi qui le ferai avec une IA.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
