
Toute la saison, l’équipe nationale de ski a vécu dans une bulle pour éviter les infections dans l’équipe avant la Coupe du monde. Nobias est satisfait du résultat.
– Nous avons eu relativement peu de maladies pendant la saison, dit-il.
Mais après la Coupe du monde de Planica, six skieurs de la Coupe du monde sont tombés malades : Ebba Andersson, Frida Karlsson, Linn Svahn, Emma Ribom, William Poromaa et Johan Häggström. Ils ont manqué les courses de Coupe du monde de Holmenkollen et de Drammen et sont également absents de la course de ce week-end à Falun.
– C’est une bulle étroite dans laquelle nous n’avons laissé entrer aucun virus. Si un virus pénètre dans la bulle, aucun membre du groupe ne résiste. La propagation sera alors plus importante, explique Rickard Noberius.
Il était préparé à cette vague de skieurs malades, qui ont été infectés dans les derniers jours de la Coupe du monde ou dans les premiers jours après leur retour au pays.
Il faut parfois baisser un peu la garde.
– Nous avons mis en place des conditions strictes pour que les coureurs restent en bonne santé jusqu’à la Coupe du monde et pendant toute sa durée. Il est stressant d’être constamment isolé de ses proches. Ne pas pouvoir vivre avec son partenaire ou ses parents si l’un d’entre eux se blesse au cou. Cela ne peut pas se faire mois après mois. À un moment donné, il faut baisser la garde. Ils doivent rentrer à la maison.
Rickard Noberius poursuit :
– Dans ce cas, j’ai calculé un petit risque d’augmentation de l’infection chez les athlètes après la Coupe du monde.
Est-ce le prix à payer par les athlètes pour l’isolement ?
– Oui. Tout coïncide également avec le fait que les coureurs étaient incroyablement épuisés en termes d’énergie et de puissance. Vous devenez alors plus sensible. Si vous avez une telle infection dans le groupe, plus de gens tombent malades, dit Rickard Noberius.

Photo : Henrik Montgomery/TT
Après Falun, la Coupe du monde se termine avec un sprint à Tallinn mardi et une course à Lahti le week-end prochain. Rickard Noberius ne veut pas dire qui prendra le départ de ces courses. Il s’attend seulement à ce qu’au moins trois des malades puissent reprendre la compétition.
L’année prochaine, il n’y aura pas de championnat. La Coupe du monde sera alors l’objectif principal de toute la saison. C’est pourquoi Rickard Noberius signale d’ores et déjà que la bulle sera différente :
– Aujourd’hui, la situation est extrême avant un championnat. Les skieurs ont été totalement isolés pendant deux mois. Ce problème ne se posera plus l’année prochaine. Il y aura des semaines pendant la saison où ils seront chez eux. Automatiquement, lorsqu’ils iront faire des courses, par exemple, ils recevront de petites doses de stocks de virus, auxquels ils seront exposés et qui renforceront leur système immunitaire.
Erik est né et a grandi à Stockholm, en Suède, où il a passé la majeure partie de sa vie avant de venir vivre en France en 2018. Il est de langue maternelle suédoise et parle couramment francais. Il a obtenu un diplôme en communication et marketing à l’Université de Stockholm. Passioné par les voyages et la culture Suédoise, il aime partager les infos et valeurs de la Suède.
