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Le parti d’extrême droite suédois a exhorté vendredi le gouvernement à bloquer l’accord sur l’immigration prévu par l’UE, sous peine de perdre son soutien vital au parlement.
Les Démocrates de Suède, un parti anti-immigration, apportent un soutien essentiel au gouvernement minoritaire de centre-droit, qui assure actuellement la présidence de l’Union européenne.
Le parti s’oppose farouchement aux projets de l’UE visant à redistribuer les nouveaux arrivants entre les États membres.
« Personne ne sera surpris d’apprendre que les Démocrates de Suède veulent une politique d’immigration suédoise indépendante et très stricte. Le « pacte migratoire » de l’UE signifierait le contraire dans la pratique », a déclaré le chef de file du parti, Jimmie Akesson.
« Nous n’accepterons pas que le pouvoir des électeurs suédois sur la politique migratoire soit confié aux politiciens et aux bureaucrates de Bruxelles. Un point c’est tout », a-t-il écrit sur Facebook.
Peu avant, un autre membre influent du parti a demandé au gouvernement de bloquer le texte.
« Sinon, j’ai du mal à voir comment la base de notre coopération peut continuer », a écrit Mattias Karlsson.
Les députés européens ont voté jeudi en faveur de l’ouverture de négociations avec les États membres de l’UE sur l’épineuse réforme, en espérant parvenir à un accord d’ici le printemps 2024.
Le texte a été rédigé par l’eurodéputé suédois Tomas Tobe, membre du parti conservateur des Modérés du Premier ministre suédois Ulf Kristersson.
Les législateurs conservateurs, eurosceptiques et d’extrême droite du Parlement européen ont voté contre le texte jeudi.
Le texte prévoit un mécanisme de solidarité obligatoire pour alléger le fardeau des États membres confrontés à d’importants flux de réfugiés, en particulier les pays méditerranéens qui accueillent des migrants à la suite d’opérations de sauvetage en mer.
Les États membres seraient principalement tenus d’envoyer une aide financière ou matérielle s’ils n’accueillent pas de demandeurs d’asile d’autres pays de l’UE, mais en cas d’afflux soudain et important de migrants, la relocalisation de ces derniers deviendrait obligatoire.
En vertu de la réglementation actuelle, le premier pays européen où arrive un migrant est chargé de traiter la demande d’asile, ce qui pèse lourdement sur des pays comme Malte, l’Italie, la Grèce et l’Espagne.
La Commission européenne a présenté son plan initial pour une redistribution obligatoire révisée des migrants en 2020, après l’échec d’un système de quotas obligatoires introduit à la suite de la crise des migrants de 2015.
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