Le divorce d’avec l’alliance aérienne de la Lufthansa allemande est inévitable lorsque SAS reçoit Air France-KLM comme nouvel actionnaire principal à la suite d’injections de capitaux dans le cadre d’une réorganisation majeure. A la place, SAS coopérera à l’avenir au sein de l’alliance Skyteam.

La séparation coûtera au moins 25 millions de dollars, rapportent l’agence de presse NTB et le journal norvégien Dagens Næringsliv, citant des exemples précédents de compagnies quittant Star Alliance.

En plus de la pénalité liée à la sortie de Star Alliance, la trésorerie de SAS est actuellement grevée par d’importants frais de conseillers et d’avocats utilisés au cours de la longue procédure de réorganisation, sous la protection de la faillite en vertu du chapitre 11 du code américain de la faillite. Ces coûts peuvent s’élever à des milliards de dollars, selon le journal.

Après la réunion houleuse du SAS à Stockholm lundi – caractérisée par une manifestation pour le climat avec Greta Thunberg et quatre autres membres de Fridays For Future (FFF) à l’intérieur de la réunion – le PDG de la compagnie aérienne, Anko van der Werff, a pour objectif de faire approuver un accord d’annulation de la dette par le tribunal américain des faillites à New York mardi. Les négociations finales commenceront à 18h00, heure suédoise.

Outre Air France-KLM, la société d’investissement Castlelake, l’État danois et le financier Henrik Lind prendront le contrôle de l’ancienne compagnie aérienne contrôlée par l’État danois et suédois, si tout se passe bien.

Départ des propriétaires actuels de SAS n’ont pas de chance, si l’on en croit les avertissements répétés de M. van der Werff, chef de SAS.

Les transactions qui aboutissent à la nouvelle structure de propriété de SAS doivent également être approuvées par la Commission européenne, qui procède actuellement à un examen de la constellation sous l’angle de la concurrence.

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