Ingela Ihrman est la réponse de l’art contemporain à Papphammar. Avec humour et empathie, l’artiste explore la relation ambiguë de l’homme moderne avec la nature. Son œuvre la plus célèbre est, par exemple, une performance hilarante où l’artiste tente de faire de la gymnastique déguisée en grenouille.

Avec l’aide de ses costumes faits maison et peu maniables, Ihrman essaie simplement de se mettre dans la peau des sentiments et des perspectives d’autres espèces vivantes avant que le changement climatique ne les ait anéanties. À la Biennale de Venise 2019, par exemple, elle s’est déguisée en algue verte géante.

L’ambiguïté d’Ihrman le titre de l’exposition – « Frutti di Mare » – fait référence à la fois à des animaux marins dotés de coquilles protectrices, une sorte de costume, et à une pizza ordinaire. En d’autres termes, l’artiste a transformé le sol couleur pâte de la galerie en une pizza géante garnie de ses meilleures œuvres des dix dernières années.

C’est une brillante qui est à la fois très originale et désarmante.

Ihrman aime questionner comment notre culture catégorise et exploite la nature tout en célébrant ses pouvoirs de guérison lorsque nous sommes épuisés. C’est ainsi que la collection de fossiles d’oursins de Bengt Jönsson et quelques carreaux bleus provenant d’une salle de bain de la maison Malmgården à Värnhem représentent la mer.