La candidature de la Suède à l’adhésion à l’alliance militaire de l’OTAN sera examinée aujourd’hui lors d’une réunion des dirigeants des pays nordiques en Islande, en présence du Premier ministre Justin Trudeau.

Trudeau doit rencontrer en privé le Premier ministre suédois Ulf Kristersson en marge du sommet annuel des dirigeants nordiques, auquel le dirigeant canadien participe en tant qu’invité.

Cet événement de deux jours fait suite à un week-end de chaos militaire en Russie et précède de peu le sommet annuel des dirigeants de l’OTAN prévu à la mi-juillet en Lituanie.

Les pays nordiques ont tous soutenu l’Ukraine dans sa défense contre l’invasion russe.

La guerre, qui a débuté il y a plus de 16 mois, a également incité la Suède et la Finlande à abandonner leur politique de neutralité, en vigueur depuis des décennies, et à demander à adhérer à l’OTAN.

Le Canada a été le premier à soutenir les deux candidatures et la Finlande a été admise en avril, mais la Turquie et la Hongrie n’ont pas encore approuvé l’adhésion de la Suède.

Outre sa rencontre bilatérale avec M. Kristersson aujourd’hui, M. Trudeau s’entretiendra avec M. Jonas Gahr Støre, premier ministre norvégien.

Il a rencontré les premiers ministres du Danemark, de l’Islande et de la Finlande dimanche, au début du sommet.

La brève révolte armée déclenchée samedi en Russie par le chef mercenaire Evgeniy Prigozhin a pesé lourd sur le rassemblement en Islande. Elle a propulsé la sécurité au premier rang des préoccupations d’un groupe de nations qui partagent l’Arctique avec la Russie et qui s’inquiètent de plus en plus de la stabilité de la région et des effets du changement climatique.

Les scientifiques affirment que l’Arctique subit certains des effets les plus graves du réchauffement de la planète, et les experts en défense ajoutent que la fonte des glaces ouvre de nouveaux accès à la région, tandis que des puissances agressives comme la Russie et la Chine en prennent note.